Portrait de détaillants: Simon et Frédéric Veilleux

Février 2021

Simon et Frédéric Veilleux

Grandir dans les rayons de Causapscal

Dès leur adolescence, les frères Simon et Frédéric Veilleux ont passé beaucoup de temps dans les rayons de l’épicerie familiale, située à Causapscal, au Bas-Saint-Laurent. Une expérience enrichissante qui a aussi permis de développer une bonne éthique de travail pour la suite des choses.

Leur père, Carol Veilleux, n’était pas réticent à leur confier de nouvelles responsabilités. « ‘Pa [comme ils appellent leur père] nous a montré pas mal tout ce qu’il y avait à savoir, affirme Frédéric. Il nous a rapidement confié des responsabilités, comme faire des dépôts, des fermetures, etc. » Simon a ajouté que « plus ils pouvaient en faire, plus [Carol] était content. »

L’entreprise familiale, Alimentation Causap, a été fondée en 1982 par Carol Veilleux, épaulé par son épouse et associée, Diane Fiset. Le commerce a d’abord vu le jour sous la bannière Axep. Le patriarche de la famille est alors la troisième génération de Veilleux à travailler dans le domaine de l’alimentation, alors que son père et grand-père étaient bouchers. Lors des 20 années qui ont suivi, leur commerce n’a jamais cessé de se développer et de s’ancrer dans la communauté. Ils ont entre autres fait deux agrandissements majeurs, en plus de s’associer avec Metro pour s’afficher sous la bannière Marché Richelieu.

Sous la gouverne de Frédéric, le commerce subira de nouveaux travaux en 2010 pour en arriver à une apparence similaire à ce que c’est aujourd’hui. Le commerce est cinq fois plus grand qu’à sa fondation, en 1982, alors que le nombre d’employés actuels frôle les 40 personnes.

Une trajectoire différente

Avant de revenir à Causapscal pour reprendre les rênes d’Alimentation Causap, Frédéric et Simon sont allés étudier dans des domaines bien différents de l’alimentation. Frédéric a étudié un an à Montréal avant de faire le saut au centre d’aéronautique de Chicoutimi pour devenir pilote de ligne.

Après avoir obtenu sa licence de pilote, il a travaillé comme pilote de ligne pendant un peu plus de 4 ans. Avec les difficultés de l’industrie aérienne à la suite des attaques du 11 septembre 2001, Frédéric a quitté l’industrie aérienne en 2003 pour revenir à Causapscal et devenir le troisième associé de l’entreprise avec ses parents.

De son côté, Simon a fait ses études au cégep d’Amqui, a ensuite étudié deux ans à l’Université du Québec à Rimouski et terminé son baccalauréat en administration et en finance corporative au campus de l’UQAR à Lévis. À la fin de ses études, il s’est fait offrir un emploi dans une institution financière du Bas- Saint-Laurent. Après avoir travaillé de nombreuses années avec des gens d’affaires en financement d’entreprise, le goût de l’entrepreneuriat a refait son chemin. En 2014, Simon devient associé dans la compagnie. Avec deux de leurs fils en relève, Carol et Diane prennent une retraite bien méritée après des dizaines d’années dans le domaine de l’alimentation et du service à la clientèle.

Au service de la communauté et vice-versa

Même si Alimentation Causap s’est agrandie au cours des années, l’entreprise et le service offert ne sont pas pour autant devenus impersonnels vis-à-vis de la communauté. Bien établis dans celle-ci, les habitants de Causapscal savent que le lien familial est très fort au sein de l’entreprise. « Les clients nous ont vus quand on était petits, ils nous ont vus grandir, ils nous reconnaissent, affirme Frédéric. Les gens étaient vraiment contents de me voir revenir travailler avec ‘Pa. »

Pour les Veilleux, offrir un service personnalisé est vraiment important. Alors que la communauté les appuie toujours après autant d’années, ceux-ci s’impliquent en retour. « On est impliqués dans les événements, dans les organismes. On appuie la communauté à notre tour, à ceux qui nous font vivre. »

En plus de compter sur la population de Causapscal, les deux frères ont la chance de pouvoir compter l’un sur l’autre. « Avec le lien familial, il y a une confiance qui est déjà là depuis longtemps, reconnaît Simon. Ça n’a pas de prix. »

2020: l’année de la COVID-19

Comme l’ensemble des détaillants de la province, les frères Veilleux ont dû composer avec la nouvelle réalité qu’impose la COVID-19, même si le Bas-Saint-Laurent n’a pas été autant ébranlé par la pandémie que d’autres régions. En plus d’adapter le commerce aux nouvelles normes sanitaires au fur et à mesure qu’elles arrivaient, ils ont été proactifs et ont mis en place un nouveau service de livraison. « Ça a dépassé nos prévisions, se rappelle Frédéric. Beaucoup de gens n’osaient pas sortir, on a fait notre possible pour protéger notre clientèle. » Ils adaptent maintenant la charge de travail en fonction de la demande, qui, elle, varie en fonction de l’évolution de la pandémie. « Si jamais ça revient, tout est rodé », explique Simon. Les commandes peuvent être prises au téléphone ou par courriel. De plus, afin d’aider au maximum la clientèle, il est possible de payer la note par de nombreux modes de paiement différents.

Avec le retour du confinement et le couvre-feu, il y a eu de nouveaux ajustements à faire pour respecter les nouvelles exigences du gouvernement. Par contre, cela n’a pas eu d’impact significatif sur les opérations.

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