Diagnostic sectoriel du détail alimentaire 2020-2023

Octobre 2021

Dans son dernier diagnostic sectoriel, le CSMOCA confirme certaines tendances de fonds et qui tiennent toujours la route malgré que la majorité des données utilisées datent d’avant la pandémie.

Depuis 2016, le secteur a perdu 353 dépanneurs, 83 boucheries, 30 fruiteries et 10 poissonneries. En contrepartie, le secteur s’est bonifié de 144 magasins d’alimentation spécialisés, de 93 boulangeries/pâtisseries et de 61 supermarchés-épiceries.

Comparativement au poids démographique des régions, on compte une part plus importante d’emplois chez les détaillants en alimentation dans certaines régions telles que le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et Chaudière-Appalaches. Ce constat est souvent le signe d’une économie régionale moins diversifiée, mais également d’une importance accrue de notre secteur dans ces régions.

Alors que, dans l’ensemble des industries, le segment des 15 à 24 ans représente 15 % des personnes en emploi, cette proportion s’élève à 36 % pour le secteur du commerce de l’alimentation. On note une prédominance de cette tranche d’âge dans les épiceries (43 %). Évidemment, notre secteur est souvent la porte d’entrée de nombreux jeunes dans le marché du travail, ce qui explique aussi le grand nombre d’employés à temps partiel.

Au cours des trois prochaines années, les besoins en main-d’oeuvre seront variés. On remarque toutefois un besoin prédominant des postes de caissiers et de commis au service à la clientèle. Si l’on compare les besoins exprimés par les employeurs à la part occupée par les différents postes au sein de la main-d’oeuvre, on constate que les besoins pour les bouchers sont particulièrement élevés, ce qui indique généralement une main-d’oeuvre vieillissante ou un taux de roulement élevé. D’ailleurs, notons que les établissements sondés estiment qu’ils auront besoin de près de 2500 bouchers au cours des trois prochaines années. Or, le nombre de diplômés au programme de formation de Boucherie de détail poursuit son déclin (-12 % en 2019) et sera loin de suffire à la demande.

On estime à environ 8225 le nombre de postes vacants au sein du secteur au moment du sondage (février 2021), soit un taux de postes vacants de 5,3%, supérieur à ce que l’on observe au Québec (généralement autour de 3,5%).

Pour consulter l’intégralité du dernier diagnostic sectoriel, consultez le : https://csmoca.org/wp-content/uploads/2021/05/Diagnostic-sectoriel2.pdf

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