Fin de la Prestation canadienne d’urgence

Novembre 2020

La Prestation canadienne d’urgence (PCU) du gouvernement fédéral a pris fin le 27 septembre dernier. Développé pour aider les Canadiens financièrement lors de la première vague, ce programme offrait 2000 $ par mois aux personnes ayant perdu leur emploi à cause de la pandémie. Ce programme aura coûté plus de 80 milliards de dollars au gouvernement canadien.

Sur le terrain, la PCU n’a pas aidé l’enjeu de la maind’oeuvre, qui affecte particulièrement notre industrie. Malgré les initiatives de plusieurs détaillants et certains programmes provinciaux qui devaient faciliter la rétention de la main-d’oeuvre, comme le Programme incitatif pour la rétention des travailleurs essentiels (PIRTE), la PCU agissait en compétitrice déloyale.

Même si la Prestation canadienne d’urgence a pris fin, trois nouveaux programmes ont été développés par le gouvernement Trudeau pour aider les personnes qui éprouvent toujours des difficultés financières reliées à la COVID-19. Ces programmes s’ajoutent à la bonification aux prestations de l’assurance-emploi pour ceux qui y ont accès.

Pour les personnes qui ne sont pas admissibles au programme d’assurance-emploi, le gouvernement crée la Prestation canadienne de la relance économique, qui reprend les grandes lignes de la PCU. Les personnes qui en font la demande auront droit à 500 $ par semaine pour une durée maximale de 26 semaines. Il y a aussi la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique, qui donne un total de 1000 $ aux personnes malades qui doivent s’isoler. Ce programme de deux semaines correspond aux 10 journées pour maladie promises par Justin Trudeau au cours de l’été.

Alors que la deuxième vague est bien présente dans plusieurs provinces, nous comprenons que le gouvernement fédéral doit aider les personnes affectées plus durement par la crise sanitaire. Toutefois, devant le manque de main-d’œuvre grandissant, il serait souhaitable que les programmes fédéraux encouragent les gens à aller travailler dans des secteurs essentiels comme le nôtre.

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