L’Association des détaillants en alimentation du Québec s’interroge sur l’avenir du système de consigne

Janvier 2020

Montréal, le 30 janvier 2020 – À la suite de l’annonce sur l’élargissement de la consigne à l’ensemble des contenants de boissons, l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) s’interroge sur les orientations proposées par le gouvernement québécois.

À plusieurs reprises les détaillants ont mentionné au gouvernement qu’il est logistiquement impossible pour eux de reprendre davantage de contenants consignés. En plus d’un manque d’espace en magasin, les détaillants n’ont pas les ressources et le personnel nécessaire pour récupérer l’ensemble des nouvelles matières que le gouvernement entend consigner.

Rappelons qu’en plus des contenants actuellement consignés (bières et boissons gazeuses), le gouvernement souhaite consigner une multitude de nouveaux contenants de boissons tels que : le jus, le lait, le vin, l’eau, le yogourt prêt à boire, etc. Ce sont des milliards de contenants souvent souillés, de différents volumes, de différents formats et de différentes matières que les québécois devraient ramener chez des détaillants alimentaires.

« Les détaillants en alimentation sont des partenaires exemplaires du système de consigne public depuis sa création. Aujourd’hui, pour nous remercier, le gouvernement nous demande de devenir des centres de tri le tout dans un environnement alimentaire. » a commenté Pierre-Alexandre Blouin, président-directeur général de l’association.

En ce qui concerne plus spécifiquement la consigne du verre, l’ADA croit que l’État doit montrer l’exemple en mettant à contribution la Société des alcools du Québec pour récupérer l’ensemble des bouteilles de vin et de spiritueux. La cour des détaillants en alimentation est déjà pleine.

Le gouvernement a décidé que les entreprises seront responsables de l’implantation du nouveau réseau de récupération. L’Association des détaillants en alimentation du Québec entend collaborer aux travaux pour s’assurer que les détaillants ne soient pas floués dans le plan de déploiement qui doit être présenté l’an prochain au gouvernement. « Il est de notre devoir de nous assurer que l’ensemble des détaillants, peu importe leur taille et leur situation géographique, soit représenté au sein du groupe de travail. Plusieurs questions demeurent sans réponse et il est impératif d’éclaircir les aspects opérationnels, logistiques et financiers du nouveau système » a conclut le président-directeur général.

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